Bien être de l'esprit Développement personnel

« Arrête de stresser, respire »

Combien de fois, nous les anxieux, entendons-nous des phrases comme « arrête de stresser, ça sert à rien », ou encore « respire un bon coup, ça ira mieux après » ? Ce que ces personnes ne savent pas, c’est que l’anxiété revêt différentes formes et différents niveaux d’intensité dont nous subissons parfois les lourdes conséquences. 

Classification : du stress… au TAG.

Il convient de distinguer ces trois éléments : le stress, l’anxiété et le trouble anxieux généralisé ;

Le stress est un phénomène normal qui peut toucher tout le monde. Celui-ci correspond à une réaction biologique fréquente face aux sollicitations de notre environnement. Rencontrer une situation concrète de la vie courante, peut générer chez nous de l’inquiétude (entretien d’embauche, déménagement, séparation, voyage…). C’est en quelque sorte un signal d’alarme qui est là pour nous avertir et nous protéger afin de pouvoir parer à toutes éventualités. 

C’est la différence avec l’anxiété qui se manifeste sans objet apparent. Nous nous inquiétons d’un potentiel danger qui est le fruit de notre imagination. Bien souvent, on entend une petite voix qui nous dit « et si il se passait ça... » et c’est la porte ouverte à tous les scénarios catastrophes. Une anxiété intense peut aussi parfois amener à de l’angoisse (voir à des épisodes d’attaques de paniques). Il faut cependant bien comprendre que ce sont des réactions excessives face à des situations qui nous semblent menaçantes sur le moment, mais passagères.

C’est la toute la différence avec le trouble anxieux généralisé (TAG), qui lui, est chronique.  

Il arrive un stade d’intensité ou parfois l’anxiété n’est plus gérée et ou elle devient pathologique. On parle alors de trouble anxieux généralisé. Ce trouble nous plonge dans une vraie souffrance psychologique et physique. Très invalidant, le TAG affecte toutes les strates de la vie (personnelle, professionnelle, social…). La personne qui en est atteinte vit constamment dans une « anticipation du pire ». C’est tout son système de pensée qui est ordonné autour de l’anxiété. C’est pourquoi les personnes qui en souffrent ont tendance à adopter des stratégies d’évitements. Ce qui a pour conséquence bien souvent l’isolement de la personne qui s’enferme dans un cycle ou elle répond aux exigences de son anxiété pour se sentir soulagée. 

Voici les principaux symptômes du TAG sur une durée d’au moins six mois ;

  • irritabilité
  • agitation 
  • difficulté à se concentrer sur une tâche
  • grande fatigue (sommeil et alimentation perturbés)
  • palpitations cardiaques fréquentes 
  • tensions musculaires

A noter que la durée des symptômes est à surveiller car cela peut entraîner dans certains cas des dépressions. 

Vivre avec l’anxiété, c’est quoi ?

Alors déjà, il faut savoir que ce n’est pas marqué sur notre front que nous souffrons d’anxiété, on a l’air tout à fait normal. Même si intérieurement on s’effondre en milles morceaux pendant une vague d’angoisse, nos jambes ne cèdent pas pour autant, on est pas pâle comme un linge et nous ne frôlons pas l’arrêt cardiaque (même si c’est notre impression sur le moment). Parfois, l’anxiété nous prend au petit matin, sans que nous sachions pourquoi. On se retrouve paralysé dans notre lit par nos pensées et un corps qui n’a plus son mot à dire. Certains jours, on va tourner en boucle sur un  évènement à venir en nous imaginant des alternatives dramatiques. Dans certains cas, il n’y a pas d’évènement particulier, on a un poids constant sur la poitrine ou on se sens submergé par absolument tout dans notre quotidien, comme si nous perdions le contrôle (ces angoisses-là sont magiques).  D’autres fois, on va angoisser face à un téléphone silencieux, à cette personne qui ne répond pas à notre sms. « Elle a mieux à faire... », « elle ne m’apprécie pas, je ferai mieux de couper les ponts.. ».. Oui, car l’anxiété affecte la confiance en soi et malheureusement bien souvent nos relations amoureuses et amicales au passage. Alors que c’est bien entendu pas notre intention, on a envie et besoin d’être avec les autres, mais parfois on a du mal a faire comprendre notre mal être et les autres le prennent personnellement…

On se sent bien entendu coupable d’être comme ça, incompris, et on a tendance à s’isoler. Pourtant, avec le temps, nous nous rendons évidemment compte que tout ce que nous avons tant redouté, dans 99% des cas cela se passe bien dans la réalité. 

Bien sure, tout cela reste des exemples. L’anxiété ne se matérialise pas de la même façon d’une personne à l’autre. L’explication de son immersion dans notre quotidien est également bien différente. La façon dont on la manage l’est également. Mais je vais vous donner mes typs à moi dans le prochain paragraphe. 

Mes conseils pour dominer l’anxiété  

Car là est tout l’exercice. On ne peut pas éliminer de notre vie cette partie de nous du jour au lendemain, juste parce que nous l’avons décidé. Il convient de travailler sur soi, pas à pas, et de trouver des parades pour arriver à contenir cette vilaine anxiété.

Vivre le moment présent ; les gros anxieux vont rire fort. C’est peut être le plus gros du travail. Car vous l’aurez compris, l’anxiété se nourrie  beaucoup de nos projections. Elle nous force à tout anticiper et donc à nous détacher de l’instant présent. Mais il faut nécessairement travailler sur sa connexion au moment présent. Là, ici, maintenant. Être dans un moment de conscience pure, lorsque je mange, lorsque je lis un livre… et ne pas se laisser envahir par tout un tas de pensées sur ce qui va arriver dans l’heure ou demain. J’imagine cela comme un tuyaux dans ma tête, que je coupe. 

Lâcher prise sur ce qu’on ne peut pas contrôler ; autre gros morceaux du travail. Admettons ceci : vous avez un proche fragile et vous vous inquiétez constamment de sa santé ? (contexte sanitaire t’as vu). OK, c’est tout à votre honneur tant que cela ne fragilise pas votre propre santé mentale ou physique à force de vous ronger les sangs. Et puis, si la maladie arrive ou empire (là c’est la catastrophe dans votre tête), dites-vous bien que vous ne pourrez pas contrôler cet événement.. Sinon, on serai tous immortels. Cependant, vous pourrez contrôler votre façon d’y réagir. Le tout est d’apprendre à se faire un peu plus confiance face au épreuve que la vie juge nécessaire de mettre sur notre chemin.

Au delà du travail que vous pouvez faire sur votre mental, vous pouvez travailler sur votre respiration par divers exercices : respiration ventrale, respiration au carré, cohérence cardiaque, méditation.. Il existe d’ailleurs pleins d’applications sur téléphone. 

Par ailleurs, je peux vous conseiller les fleurs de Bach en elixirs disponibles en pharmacie, que je trouve plutôt efficaces. J’utilise également beaucoup les minéraux, comme vous avez pu le voir par ici. 

Mais il existe encore bien d’autres moyens de gérer son stress.

N’hésitez d’ailleurs pas à partager en commentaire votre expérience ! 


Le blog est aussi sur PINTEREST

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *